Au service des producteurs depuis 1998
Mot du président de l'Association des producteurs de fraises et framboises du Québec

Tout d’abord, je tiens à remercier sincèrement nos commanditaires qui, encore une fois cette année, nous ont apporté leur support dans la réalisation de cette journée.
Votre participation nous permet non seulement de réaliser une journée importante comme aujourd’hui, mais contribue également énormément au rayonnement de notre association et de ses activités. Merci beaucoup encore une fois.
Je suis très heureux de constater l’intérêt toujours aussi vif des producteurs, pour leur secteur et pour les activités de l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec Ce rendez-vous annuel reste un événement majeur que nous, les administrateurs et le personnel de votre association, attendons avec fébrilité.
Ensemble, jetons un coup d’œil sur la saison 2008
Il est facile de se rappeler que le facteur météo est celui qui a probablement le plus marqué cette saison de production, surtout pour la framboise, mais aussi pour la fraise et ce, de juin à octobre. Les fortes précipitations et les températures fraîches ont causé bien des soucis et des pertes pour plusieurs d’entre nous. Pourtant, l’hiver 2008 nous permettait de croire que la saison de production serait exceptionnelle…
Malheureusement, c’est un élément sur lequel l’APFFQ n’a aucun contrôle. Toutefois, nous devons faire en sorte de minimiser le plus possible les impacts négatifs sur la mise en marché, car nos clients ont bien d’autres soucis et comptent sur nous pour leur approvisionnement. Nous avons la chance d’avoir une production répartie sur un très grand territoire géographique, avec des conditions de production très variables d’est en ouest, du nord au sud. C’est assurément un élément important duquel nous ne tirons pas encore le plein potentiel.
Jusqu’à maintenant, nous nous sommes concentrés à assurer l’information sur la production en provenance de toutes les régions, laissant aux acheteurs toute la coordination de l’approvisionnement selon les conditions météorologiques, entre autres. Je constate par contre que quelques producteurs ont commencé à élaborer des stratégies de garantie d’approvisionnement, basées sur la diversité géographique et climatique, et ce, avec succès.
Malgré tout, j’ai l’impression que les producteurs ont quand-même passé à travers l’année 2008 sans trop de casse et qu’ils entrevoient la prochaine saison avec optimisme.
Cependant, ne perdons pas de vue, que si nous voulons conserver et accroître notre part du marché, nous devons être en mesure d’obtenir la confiance des acheteurs quant à leur approvisionnement, peu importe les aléas de dame nature. Je ne suis pas en train de vous dire que le Québec possède une aussi grande diversité que celle de la Californie où, d’ailleurs, ils ont compris, étudié et développé leur production en fonction de cette diversité, mais simplement que cela vaudrait certainement la peine que l’on s’y penche sérieusement dans les années à venir. Rappelons aussi la grande diversité des systèmes de production qui nous sont accessibles.
Je ne sais pas encore quel pourrait être le rôle de notre organisations pour arriver à des résultats dans cette voie, mais je sais que l’Association devra s’assurer que les producteurs de toutes les régions tirent profit des initiatives proposées, et non pas de favoriser l’intégration comme modèle. La chambre de coordination est un outil important qui pourra nous aider à définir le modèle que l’on veut se donner.
Si je reviens à des choses plus concrètes… Le lancement de la nouvelle marque de commerce « Les Fraîches du Québec » en 2009 sera l’événement majeur de la saison au niveau de la promotion. Pour nous les producteurs, il s’agit du début d’une aventure qui devrait durer plusieurs années je l’espère. Vous avez eu l’occasion d’en découvrir les détails en novembre dernier et la journée d’aujourd’hui servira également à vous informer davantage. Pour ma part, je veux vous sensibiliser à l’importance de cette initiative et à sa fragilité. Pour y arriver, l’APFFQ et la chambre de coordination ont investi beaucoup de temps et d’argent au cours des 3 dernières années. Nous l’avons fait en s’associant à des professionnels, en consultant les producteurs, les distributeurs et les consommateurs tout au long du processus. Il y a eu beaucoup de décisions à prendre, que nous avons prises en ayant comme objectif premier l’intérêt de l’ensemble des producteurs et la diversité de la mise en marché de chacun. L’avènement d’une marque de commerce pour les producteurs de fraises et de framboises du Québec devient un événement historique dans le cheminement des dix dernières années de votre association. Je suis personnellement emballé par la marque et tout son visuel qui traduit bien notre produit.
Mettre au monde un tel « beau bébé » n’est pas quelque chose de banal. Nous n’avons pas le droit de manquer notre coup, car avant un autre accouchement de ce genre, il devra s’écouler bien des années. J’ai confiance dans les producteurs, afin qu’ils adoptent cette marque et qu’ils en prennent soin. La marque « Les Fraîches du Québec » suscite beaucoup d’intérêt de la part du consommateur, nous ne pouvons pas les décevoir.
Certains éléments importants doivent être réunis pour garantir le succès des « Fraîches du Québec ». D’abord, chaque producteur devra faire l’effort de l’implanter le plus rapidement possible dans son entreprise (même si cela entraîne certaines complications). Il est primordial que les producteurs s’approprient cette marque immédiatement, elle est pour eux!
Également, la qualité des produits que le consommateur va retrouver sous cette enseigne est de votre responsabilité directe. C’est l’élément majeur qui fera le succès des « Fraîches du Québec ». Des initiatives semblables dans d’autres productions ont parfois été des échecs; ce fut pratiquement toujours l’élément qualité qui a fait défaut. Soyez sérieux et responsables et je vous garantie que nous serons tous gagnants avec ce projet. D’ailleurs, nous travaillons présentement à l’élaboration d’un projet à la chambre de coordination afin d’assurer et d’améliorer la qualité des fraises et framboises du Québec au cours des prochaines années. Ce projet va en parallèle avec l’implantation des « Fraîches du Québec ».
Bien sûr, je suis conscient que le concept proposé n’habille pas toutes les entreprises membres. Cette situation m’attriste vraiment, mais je comprends qu’il est difficile d’arriver avec un concept qui peut embrasser 500 entreprises dès le départ. Je continue d’être convaincu de l’effet positif pour tous les producteurs de fraises framboises du Québec, peu importe leur taille et leur style de mise en marché. Nous nous devons de trouver des façons de faire qui rassembleront le maximum de producteurs dans les années à venir. C’est collectivement et d’un commun effort que nous sommes arrivés à faire de notre industrie un succès, ce n’est pas le moment de quitter le bateau au moment du grand départ. Donnons au moins la chance au projet de voir le jour et de faire ses preuves ensuite nous en ferons le bilan ensemble.
L’accueil qu’a déjà reçu les « Fraîches du Québec » de la part des distributeurs et de nos partenaires promotionnels fut sans équivoque « enthousiaste ». Soyons donc, nous producteurs, aussi enthousiastes et actifs dans son déploiement à partir d’aujourd’hui.
La marque « Les Fraîches du Québec » est une de nos plus belles réalisations collectives, à nous d’en faire un succès. L’arrivée de cette image n’est pas la fin d’un projet, mais bien le début d’une aventure emballante.
2009 est aussi le 10e anniversaire de votre association. Eh oui, déjà 10 ans! Dix années durant lesquelles se sont impliqués des producteurs de plusieurs régions de façon personnelle et convaincue. Des employés aussi, qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour façonner ce qu’est devenue aujourd’hui l’Association des producteurs de fraises et framboises du Québec. Un organisme efficace, reconnu dans son milieu pour ses réalisations et son professionnalisme, un organisme maintes fois cité en exemple pour son audace et son originalité.
L’APFFQ a aujourd’hui ses lettres de noblesse et fait figure de leader dans son milieu, tant auprès des producteurs, des distributeurs, des partenaires d’affaires et du gouvernement. Je ne vais pas vous énumérer toutes ses réalisations et les nombreux défis qu’elle a eu à relever depuis sa fondation. Je vais plutôt simplement remercier, très sincèrement, tous ceux qui se sont investis dans la réalisation de ces actifs durant ces dix années. À tous, et spécialement à ceux qui y ont cru au début malgré la tâche colossale que cela représentait, joyeux 10e anniversaire!
Je vous invite à venir célébrer avec nous cet événement en fin de journée. C’est l’occasion idéale de rencontrer entre producteurs et gens du milieu.
En terminant, je tiens à remercier tous les administrateurs du conseil d’administration 2008 pour leur implication et tout spécialement Mme Caroline Thibault, notre directrice générale, qui grâce à sa grande compétence, son expérience, mais surtout son dévouement acharné, réussit à mener à bien nos dossiers. Je remercie également Mme Isabelle Sauriol, notre secrétaire, qui accomplit un travail formidable. Finalement, merci à M. Vincent Bélanger Marceau qui collabore avec nous sur certains dossiers depuis quelques années déjà.
À toutes et à tous je souhaite une excellente saison 2009!
Le président,
Louis Gosselin