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Gestion écologique de la drosophile à ailes tachetées (2019-2021)

Projets de recherche, Tous

Ce projet vise à développer un système de culture intercalaire pour les petits fruits afin de réduire la présence du ravageur dans les cultures.  Il documente également l’innocuité et l'efficacité de deux parasitoïdes asiatiques pour la lutte biologique en appui à une demande nationale de lâcher au Canada.  Ce projet vise à développer des produits biologiques microbiens et des promoteurs de croissance des plantes pour augmenter la résistance des cultures au ravageur. Ce projet est dirigé par l'Université de la Colombie-Britannique (Carrillo) & l'Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (Firlej) dans le cadre de la grappe agro-scientifique biologique 2018-2023.  L’objectif de ce projet est de développer multiples stratégies de gestion pour la drosophile à ailes tâchetées et particulièrement les méthodes de contrôle écologiques et biologiques. La recherche sur la drosophile à ailes tachetées (DAT) ne faiblit pas depuis son arrivée au Québec. En 2018, un projet pancanadien a été subventionné par la Grappe Biologique Scientifique III pour trouver des alternatives écologiques à la gestion de ce ravageur pour le secteur biologique. Depuis des avancées, ont été réalisées. Notamment un volet du projet étudie l’effet de répulsif à base d’huile essentielle intercalée entre les rangs de cultures sur les infestations de DAT. Ce volet est réalisé par l’équipe de Julie Carillo à l’université de la Colombie-Britannique. L’huile essentielle de menthe appliquée à haute concentration au sol diminue l’émergence des DAT. Également, cette même huile essentielle peut diminuer le parasitisme des pupes de DAT par Pachycrepoideus vindemiae, un parasitoïde natif du Canada. La fenêtre d’application de ce produit est donc importante pour ne pas perturber la lutte biologique. Des essais sont également en cours sur l’effet de l’alyssum maritime (Lobularia maritima) comme plante intercalaire, c’est une plante reconnue répulsive pour les pucerons. Un deuxième volet, mené par Annabelle Firlej de l’IRDA et en collaboration avec l’Université de Montréal et Agriculture Canada, étudie la tolérance au froid des parasitoïdes exotiques importés d’Asie pour la lutte classique à la DAT. Ces insectes sont actuellement en quarantaine au laboratoire de l’IRDA à St-Bruno-de-Montarville. Jérôme Gélinas Bélanger, étudiant au Doctorat pour le projet, commencera ses expériences cet automne afin de déterminer l’effet de la photopériode et de la température sur l’entrée en diapause de Ganaspis brasiliensis et Leptopilina japonica. Une bonne nouvelle est que ces deux parasitoïdes asiatiques ont été observés durant l’été 2019 en Colombie-Britannique, leur présence est certainement due à l’importation de fruits d’Asie. Cependant, une pétition pour l’introduction de ces parasitoïdes au Canada est toujours nécessaire et elle en cours de rédaction par l’équipe de recherche.